Désillusions

Qui n’a jamais espéré que sa relation,
Puisse être semblable à un conte de fée?
Combien ont vite désenchanté en se rendant compte,
Que pour beaucoup, l’Amour ne saurait durer?

Égoïstes, nous préférons nous faire du mal,
Au moment où l’amour se fait la malle,
Nous choisissons d’embrasser l’indifférence
Pour éviter de nous avouer
Que l’Amour, notre amour n’a plus de sens.

En amour disent-ils, l’été ne dure pas toute une vie,
Tôt ou tard, il faudra faire face,
Aux “je t’aime” qui sonnent creux,
Et à l’amour éternel comme voeu pieux

Ce sera dur de s’avouer comme nombre d’autres avant nous,
Que l’amour n’a pas suffi
On se regarde, on s’est détruit
Les pleurs, les lamentations n’ont rien résolu.

Après avoir prolongé les adieux,
En nous disant mille adieux
Et fait l’impossible, pour se persuader
Qu’on pourrait encore s’aimer,
Aujourd’hui, demain, à jamais
Elisons-nous dnas cette longue agonie délirante,
Sans jamais parvenir à remonter la pente.

Adieu aux belles nuits et aux mauvais jours
Adieu aux regrets et aux amours de basse-cour
Adieu aux souvenir amers doux
Adieu à nous.

Marie-France Danielle.

Naufragé


Le vent souffle fort aujourd’hui
Même les mauvaises herbes de la citadelle pleurent ce soir
Les fleurs ne célèbrent plus la vie
Les nuages enfermées dans leur tristesse,
Versent des larmes amères,
Pour le temps qui fut
Pour le temps qui est
Pour le temps qui suit.

La mer engoncée dans un coma artificiel,
Ne tarda pas à mettre ses voiles sur terre
Elle recula, recula et recula
Offrant aux hommes bon nombre de ses richesses
Les yeux brillants devant tant d’aubaine et d’opulence,
Cupides et insatiables
Sans hésitation aucune, s’en accaparèrent
Les mouettes moins chics et apprêtées
Versèrent leur contribution
A travers leurs excréments faramineux
Puis la mer avança, avança et avança
Et avec la force d’impact d’une arme chimique nucléaire,
S’abatta sur leur bien le plus cher.

Petite fleur,  si jeune,  si delicate,
N’eut même pas le temps d’être cueillie
Grand saul pleureur, défraîchi et centenaire,
Ce jour-là aussi, laissa la vie.
Il n’y eut pas d’aurevoir
Et l’homme, éternel naïf,
Dans ce qu’il aime le plus, se fait toujours prendre
Moi aussi je me suis faite avoir
Et toi,

Qui t’as eu?

Aimer ou être aimé?

Aimer ou être aimé
Que veut-on en vrai? 
Pourquoi ne voulons-nous pas rester seuls?
Est-ce par désir d’aimer ou d’être aimé? 
Savoir que quelque part dans le monde
Quelqu’un nous aime
Qu’on soit aimé en retour est assez facultatif vous ne trouvez pas? 
Au moins on a quelqu’un
Même s’il nous fait souffrir
au moins nous ne sommes pas seuls
N’est-ce pas pire? 
Je veux dire la solitude n’est-elle pas pire souffrance qu’un amour non partagé? 
Au moins aimé quelqu’un nous donne l’impression d’exister
Un petite douleur par-ci
Un coup de cœur par-là
Mais je t’aime
Mais il m’aime
Mais toi tu ne m’aimes pas

Ton amour ne me sert à rien
Mais le mien te…
Je suppose que le mien non plus
Tu l’ignores
Tu m’ignores
Je t’aime
Tu m’haines
Tu me leurres
Et moi je meurs

Chaque regard
ohh mais quel regard!
Me donne envie d’aimer,
Pas d’un amour volage
Comme les jeunes de mon âge
Mais d’un amour éternel,
Le genre qui nous donne des ailes

Chaque seconde de chaque jour
Je t’aime un peu… plus
Chaque seconde de chaque nuit
Je rêve un peu… plus
Et lorsque je reviens sur terre
Tu m’aimes un peu moins
Et tu l’aimes un peu… plus.

Vivre sans amour n’est pas vivre, et vivre dans l’amour sans souffrir est impossible.
Henri-Frédéric Amiel

Amour Saisonnier

Larmes étouffées
Angoisses comprimées
Point de langage plus parlant ce soir
Que le bruit de notre silence bavard

Le regard voilé par la tristesse
Et le cœur tenu en laisse
Prends-moi dans tes bras le supplié-je
Mon cœur se brisant
En imaginant le sien brisé

A quel moment se rend-on compte
Que…  L’amour n’est plus?
Comment dire à celui qu’on a aimé hier
Qu’aujourd’hui c’est dommage mais je ne t’aime plus?

Valeureux soldats des temps anciens
Comment expliquer à celui qui fut mien
Que l’amour qui fut nôtre n’est plus que sien
Et qu’en le regardant ce soir,
Je ne ressens plus rien?

Mon amour,  ce soir
Je pleure notre histoire et toutes les autres
Je lève mon verre à tous ceux dont l’amour est la cause de leurs maux
Et en écrivant cet adieu sur le sable,
Mon cœur se brise
En imaginant le tien…
BRISÉ.